ETRE HUMAIN : mais qui es-tu ?

D’apparence, un être humain est un être fait de chair et d’os, d’une densité physique palpable, avec une durée de vie comptée, telle l’obsolescence programmée sur le matériel informatique ou l’électroménager. La mort du corps physique est assurée, aucune autre issue possible, aujourd’hui en tous les cas.

De constitution, l’être humain est un être hybride fait de matière et de conscience. La matière est, comme je viens de la décrire, palpable et tangible, alors que la conscience est intangible, donc impalpable et immortelle.

L’être humain se sent en vie grâce à deux fonctionnements antagonistes : celui du mental et celui de la conscience. Le mental est relié à la matérialité, alors que la conscience est reliée aux ressentis, à l’intangible, à ce que nous appelons communément le ‘sixième sens’, c’est-à-dire le fait d’avoir une idée géniale ou d’être inspiré par quelque chose de plus grand.

Le mental est nécessaire pour effectuer les tâches quotidiennes, mais enfermant car il ne fonctionne qu’avec ce qu’il connaît. Il cherchera toujours à apporter une solution sortie d’un tiroir de ses expériences passées. Il est donc confiné dans un espace défini, une sorte de boîte, de laquelle il ne peut sortir.

D’ailleurs, en entreprise, durant une session de brainstorming, ne nous demande-t-on pas de ‘Think out of the box’, c’est-à-dire, littéralement, ‘penser en dehors de la boîte’, amener un concept novateur. Néanmoins, ce n’est pas avec le mental que nous pouvons le faire, mais avec la conscience.

Car, la conscience, est un vaste champ informationnel, dans lequel se trouvent toutes les informations nécessaires au développement de l’être auquel elle est reliée. C’est toujours cette conscience qui organise, avant l’incarnation, le choix de la famille, le choix du prénom et surtout le choix des évènements que l’être va devoir traverser durant son existence terrestre, telles une expérience de vie. Car l’incarnation terrestre, n’est rien d’autre qu’une expérience de vie, favorisant, à chaque incarnation l’élévation spirituelle, et ce, jusqu’à la décision ultime de ne plus se réincarner.

La dualité fait pleinement partie de cette expérience terrestre. En effet, tant que l’être n’aura pas ouvert son cœur sans retenue et restera dans des concepts mentaux, il sera amené à vivre une chose et son contraire : la colère/la tristesse, l’amour/la haine, le calme/la tempête, l’autorité/la soumission, etc.

Le fait de considérer la matérialité comme la réalité est dès lors erroné. L’irréel est bien réel, alors que le réel est bien irréel. Des chercheurs de lumière parlent même de la matérialité 3D, comme d’un monde holographique que chaque être projette.

En partant du postulat que le vide de la matière est rempli d’informations générant un TOUT interconnecté avec l’existence de plusieurs espace-temps, il est tout à fait cohérent de valider ce monde 3D holographique. D’autant plus que le monde extérieur reflète son monde intérieur.

Car, n’avez-vous jamais vécu une journée où, en colère dès le matin après avoir raté votre train, vous rencontrez, toute la journée, des personnes aigries et en colère…comme vous ?

Puis, n’avez-vous jamais vécu un moment de grâce, durant lequel, détendu/e en faisant vos courses pour un repas festif que vous vous réjouissez de concocter, vous laissez passer, à la caisse, un parent stressé par les cris de son enfant qui n’a pas obtenu le jouet demandé, en pensant ‘oh le pauvre parent, je n’aimerais pas être dans sa situation’ ?

On parle alors de relation de cause à effet. Comme deux aimants s’attirent, les longueurs d’onde sur lesquelles les êtres vibrent, s’attirent aussi. Et ces longueurs d’onde dépendent de l’état d’être dans lequel la personne se trouve : une basse vibration en cas de contrariété, maladie, émotion non digérée, ou, au contraire, une vibration alignée, rayonnante et magnétique en cas de bien-être et d’insouciance.

Durant son existence terrestre, l’être humain passe par plusieurs phases de développement physique et mental :

  • Bébé, dont la survie dépend à 100% de ses géniteurs. Période durant laquelle aucun filtre mental n’existe, permettant le développement d’une capacité de ressentis extrême;
  • Enfance, période d’apprentissage mental durant laquelle se construit la personnalité, conditionnée à son environnement direct;
  • Adolescence, période d’apprentissage qui permet de remettre en question l’autorité et commencer à ébaucher ses propres convictions;
  • Jeune adulte, période d’apprentissage durant laquelle l’être cherche sa place;
  • Adulte, période de croisière durant laquelle l’être est censé être responsable de ses actes et se prendre en charge;
  • Retraité, période de sagesse durant laquelle l’être se remémore sa vie jusqu’à en devenir nostalgique, car les problèmes physiques et mentaux apparaissent et il sait, dorénavant, que ses jours sont comptés.

Néanmoins, ce qui est fascinant avec l’être humain, c’est que toute sa vie se joue dans ses 7 premières années d’existence. En effet, c’est durant cette courte période que les conditionnements extérieurs laissent le plus de traces et surtout que les blessures, qu’il va mettre toute une vie à comprendre et dépasser, et parfois même plusieurs vies, se cristallisent.

Car, malgré son âge, la réponse à un trauma* vécu durant ses 7 premières années, sera toujours la même pour l’être : le petit enfant blessé, créant alors des tensions intérieures avec l’adulte ou le vieillard qu’il est désormais devenu.

*le trauma étant la réponse émotionnelle à un choc et non pas le choc lui-même.

Vous l’aurez compris, à toute blessure et à tout évènement, correspondent toujours deux niveaux de lecture : le premier, superficiel, avec le mental et le second, racinaire, avec la conscience. Outre coller une rustine qui ne tiendra pas longtemps, le mental ne peut rien proposer de concret pour libérer la mémoire du trauma. Il faut alors se tourner vers la conscience, pour trouver la solution concrète.

Ce travail est tout à fait possible, sans passer par une vie recluse dans un monastère ou par des années de méditation. Dûment accompagné/e et guidé/e, il est possible de plonger dans ses profondeurs inconscientes pour y rechercher ses blessures engrammées sous la forme de croyances limitantes, de programmes mal configurés, de schémas de pensée qui ne nous appartiennent pas ou devenus obsolètes, de pactes et loyautés familiales et d’autres surprises encore…

Une fois libérées, ces mémoires permettront à l’être de retrouver sa souveraineté, d’endosser la responsabilité de ses actes mais surtout, d’ouvrir un nouveau champ des possibles…

Alors, sans hésitation, osez et montez dans le train de l’évolution, afin de ramener, dans votre ordinaire, l’extraordinaire !  

Nathalie Savary          

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